Après la polémique liée au détournement de plusieurs églises à Paris de leur usage cultuel et la répression des fidèles qui ont prié le chapelet devant l’église Saint Laurent, située près de la gare de l’Est, le curé de celle ci a donné des explications laborieuses, n’oubliant pas au passage de charger avec véhémence les fidèles en prière – ce qui ne s’imposait pas et ne va pas contribuer à l’apaisement. L’affaire semble même tourner, à voir certaines publications, au règlement de comptes entre prêtres parisiens.
L’abbé Paul Dollié, curé de Saint Laurent, explique sa décision d’accueillir cette prestation de la nuit blanche : « j’ai vu que cette œuvre était respectueuse du lieu, qu’il n’y avait pas d’éléments contraires à la foi. L’autel, l’espace liturgique et les confessionnaux, qui représentent le tiers de l’église n’ont pas été occupés, et dans les souhaits ou vœux émis tout au long de la soirée sur le « tissu sonore » Il n’y avait pas de propos blasphématoires (CEC 2148).
J’ai accepté, car l’œuvre artistique dans sa mise en place n’empêchait pas l’adoration du Saint Sacrement qui est continue dans notre église. Pour information je n’accepte aucun concert sur les heures d’ouverture de l’église qui sont des heures consacrées à la prière.
J’ai vu dans cette proposition une chance pour notre paroisse d’accueillir un public différent, une façon d’offrir à des personnes qui visitent rarement les églises d’amorcer un chemin vers un questionnement sur le sens de leur vie et la Vérité de l’Évangile. Bref pour reprendre le Canon 1210 du code de Droit Canonique, d’être un lieu de religion, au sens étymologique, re-ligare, un lieu qui relie à Dieu. J’ai eu durant la Nuit Blanche des rencontres dans ce sens ».
Un prêtre qui critique des fidèles en prière
Soit. Mais dans le paragraphe qui suit il s’attaque aux fidèles qui étaient venus prier dans son église – étrange attitude pour un prêtre !
« Face à ce projet, sans chercher à me rencontrer, des défenseurs de la pureté du Lieu, qui n’ont aucun lien avec mes paroissiens, en début de soirée, ont empêché l’accès à l’église, en utilisant le Nom de Dieu à faux (Ex 20,7 ; CEC 2146). Quel dommage !
N’étaient-ils pas ceux qui pouvaient montrer à ses visiteurs que l’Église n’est pas simplement un édifice de pierres mais une communauté capable de mettre le pied du visiteur sur la première marche de la foi« .
Quelque chose est pourri dans le diocèse de Paris…
Mgr Ulrich, archevêque de Paris, va atteindre la limite d’âge le 7 septembre et pourrait céder son siège d’ici la fin de l’année – la bataille pour sa succession fait rage depuis que l’étoile du successeur désigné par la rumeur publique, le cardinal Bustillo, aurait pali.
Le successeur, quel qu’il soit, aura du pain sur la planche, entre abus longtemps étouffés, écuries d’Augias léguées par le système lustiférien – elles ont été répandues à travers toute la France, l’affaire di Falco en est un regrettable exemple, et dérives spirituelles ou financières en tous genres.
Mais il devra surtout faire en sorte que les prêtres soient dignes de leurs églises et de leur temps – saint Laurent a été la paroisse de Saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac. Il serait plus logique que le curé de Saint Laurent, face à la montée de la misère dans la capitale, se distingue par ses bonnes œuvres et sa charité que pour les évènements artistiques qu’il accueille dans son église.
Surtout, il est impossible de gagner le respect du monde en se jetant à plat ventre devant… Même si cela permet de remplir plus facilement l’église que, visiblement, l’action pastorale de Monsieur le curé. Quel triste aveu d’impuissance que sa lettre ! Prions pour lui.



Certaines personnes de l’action ont pu parler avec le curé (ou le prêtre qui était présent à ce moment là, je ne suis pas sûr) le matin même avant le blocage lors de leur repérage.
Il en est ressorti que « la mairie finance la rénovation de la façade vous comprenez » et un « en même temps » pour expliquer que l’exposition n’est pas vraiment contraire à la foi, alors que bon, les images parlent d’elles même et le panneau explicatif de l’exposition devant l’Eglise permettait de le prévoir.
Sous la peau du ciel est une membrane invisible tendue entre les cœurs humains et l’atmosphère, une installation conçue comme une surface sensible, où des voix anonymes venues du monde entier déposent leurs souhaits, leurs dé-sirs, leurs prières les plus intimes. Ces voix ne restent pas intactes. Collectées via une plate-forme d’écoute en amont de la manifestation, elles tra-versent à présent le ciel, se transforment, se mêlent aux coups de foudre, cartographiées en temps réel à travers le monde. Alors naît une matière sonore vivante et mouvante, faite d’intimités dispersées et d’énergies célestes. L’œuvre respire comme une peau : elle capte, transmet, vibre. Elle rend audible ce qui d’ordinaire reste enfoui, une cartographie sensible des désirs humains, à l’échelle planétaire. Présentée pour la première fois, Sous la peau du ciel propose une expérience à la fois collective et intime. Dans cette écoute, chacun devient une onde parmi d’autres, une présence dissoute dans un chœur invisible, une tentative de recoudre le monde par le son, entre le dedans et le de-hors, entre la terre et le ciel.
Le soir de Nuit Blanche, au cœur de l’installation, une antenne libre sera tenue toute la nuit par Dorothée Barba. Il sera possible de discuter de vos plus grands souhaits en appelant au 01 59 58 00 99. Antenne libre de 19h à 2h du matin.
Marie-Luce Nadal (née en 1984 à Perpignan, vit et travaille à Paris) est artiste et chercheuse. Son travail explore les phénomènes atmosphériques — nuages, foudre, vents — qu’elle appréhende comme des matières à cultiver, capter ou traduire. À la croisée de l’art, de la science et de la fiction, elle conçoit des dispositifs sensibles qui relient les corps aux dynamiques du ciel. Ses œuvres prennent la forme d’installations, de machines ou de récits, où l’invisible devient perceptible.
Le topo de Mme Nadal a un côté païen, ésotérique, panthéiste. Cela me rappelle le final de l’Or du Rhin où Donner, frère de Wotan, assisté du demi dieu du feu Loge, déclenche la foudre, les éclairs et le tonnerre avant d’entrer dans leur nouvelle demeure du Walhalla. Je ne suis pas certain que Mme Nadal remplisse les salles avec ses spectacles. Le curé se réjouit d’accueillir de nouvelles têtes dans son église. Mais pourquoi pas les nouvelles têtes des manifestants qu’il n’avait jamais vus auparavant ?
Il semble en effet vu de l’étranger francophone où vu les 69 millions de français en France on est abreuvés des infos vu qu’on parle la même langue et qu’un monopole s’impose naturellement vu le nombre, qu’on ait droit à un petit entre soi déplorable et évidemment Parisien qui éclabousse toute la francophonie catholique.
L’association » art culture et foi » a donc trouvé que la présentation délirante et pompeuse au comble de la vanité de l’exposition, convaincrait le clergé Parisien, et a eut raison car ça a plu à l’Abbe Paul Dollié, qui à posteriori continue de défendre sa position d’accueil de l’anticlericalisme assumé et devant le Saint Sacrement tant qu’à faire et ensuite la police perquisitionne et saisit un drapeau du sacré coeur pour destruction chez un des placés en garde à vue.
Pendant combien de temps encore va t on subir à l’etranger les conséquences de vos frasques orgueilleuses que vous appelez « culture » ou « art » dès qu’un caca est parisien? Est ce tout ce que vous avez trouvé, vraiment, pour donner accès à la nouvelle alliance dans le nouveau testament? Est ce que Carlo Acutis a trouvé nécessaire de produire ce genre » d’exposition » pour être proche des jeunes et des pauvres et des éloignés de la foi? Question membrane du ciel il semble qu’il en ait bien plus compris le fonctionnement et les bénéfices pour autrui que l’altruisme de Marie Luce Nadal non? Elle a guéri beaucoup de malades avec sa création dites nous la France, faudrait pas que l’on rate une nouvelle Sainte par fermeture d’esprit nous les francophones catholiques de l’étranger non éblouis d’emblée par la grandeur culturelle de Paris.